Sécurité - Sécurité - Sécurité.....Içi Nicolas RUFFIN de BELLE & VENT !

 

Un petit message à l'attention de tous les Fantasiamistes afin que l'expérience serve de leçon.


Nous avons fait une super balade malgré le temps de chiotte de cet été 2008 puisque nous avons fait l'aller-retour La Faute-sur-mer (sud Vendée) - Courseulles (Normandie).

Tout s'est très bien passé sur un bateau super préparé et équipé par mon Co-propriétaire de frère Etienne.
Sauf le 1er jour au cours duquel le baro a dépassé les 1015, nous n'avons navigué qu'en régime dépressionnaire. Si l'aller a été très "maniable" grâce en plus à des vents plutôt portants, nous avons du redoubler d'attention au retour pour jouer à cache avec les coups de vent.
Etienne avait eu la bonne idée d'équiper le bateau d'une VHF fixe alors que nous ne naviguions jusqu'à présent qu'avec une portable qui ne nous servait qu'à appeler les capitaineries des ports, et encore.
Grâce à cet équipement, nous avons pu écouter les BMS qui se sont succédés et prendre donc les décisions qui s'imposaient.
C'est ainsi qu'après une navigation déjà un peu musclée entre Cherbourg et Aurigny, nous avons entendu un avis de coup de vent pour le lendemain. Comme nous n'avions pas vraiment envie de rester bloqués à Aurigny, nous avons décidé de gagner Guernesey où l'escale est beaucoup plus animée. Nous avions largement le temps pour cela par rapport à la prévision donnée.
Nous voilà donc partis pour une courte navigation dans une mer formée mais sans difficulté particulière. Et c'est là que l'incident s'est produit.

Nous avons remplacé les filières de cokpit par des sangles pour plus de confort. Tous les hivers, les sangles sont rincées soigneusement et on ne les ré-installe qu'au moment où nous ré-armons le bateau, généralement en juin.
Eh bien une de ces sangles synthétiques de 5 cm de large s'est déchirée comme un vulgaire Kleenex alors que je m'y adossais tranquillement !
Comme j'étais à la barre, je me suis raccroché au manche et mon autre frère en face de moi m'a attrappé par le pied. Je ne suis pas tombé à l'eau, mais il était vraiment moins une !

Je porte en permanence un gilet auto-gonflant, je n'ai donc pas eu peur de me retrouver à l'eau, mais depuis, même dans le cokpit, je croche le harnais que je n'utilisais jusqu'à maintenant que pour les manoeuvres à l'avant ou pour les rares navigations de nuit.

La ceinture de sécurité en voiture est devenue un instrument auquel on ne réfléchit pratiquement plus.
Nous devrions faire de-même avec le gilet et le harnais sur nos bateaux. Pour moi, c'est tout vu !

En espèrant que l'été 2009 sera un peu plus ensoleillé en Atlantique,

Fantasiamicalement,

Nicolas RUFFIN